_____DISCOGRAPHY___________________________________

SALVATORE SCIARRINO - ORCHESTRAL WORKS
Mario Caroli (flute), RAI National Symphony Orchestra, Tito Ceccherini (conductor)

KAIROS 0012802 KAI (3 CDs)

TRACKLIST CD1:

"Variazioni" for Cello and orchestra; 2. "Allegoria della notte" for Violin and orchestra; 3-4. "Frammento e adagio" for flute and orchestra.
Other performers: Francesco Dillon (cello), Marco Rogliano (violin).

TRACKLIST CD2:

"Morte di borromini" for orchestra with speacker; 2. "I fuochi oltre la ragione" for orchestra.
Other performer: Moni Ovadia, speacker.

TRACKLIST CD3:

"Recitativo oscuro" for Piano and orchestra; 2. "Il suono e il tacere" for orchestra; 3. "Shadows of Sound" for orchestra.
Other performer: Daniele pollini (piano).

NOTE

Recorded in Turin in the Auditorium of RAI, September 2006.

REVIEWS

DIAPASON D’OR of “Diapason” nr.566 – February 2009 (Paris)
By Pierre Rigaudière

"Personnage volontiers enjoué et volubile, Salvatore Sciarrino ne laisse guère transparaître l’angoisse qui sour de la majorité de ses oeuvres, et dont la présente rétrospective, presque exactement chronologique, montre la permanance. La récurrence de thèmes sombres – nuit, obscurité, mort, folie individuelle ou collective – suggérés pas les titres relève d’une certaine morbidité musicale. Mais bien que les oeuvres récentes témoignent d’une écriture instrumentale de plus en plus habitée par la voix, c’est bien la constance du style qui frappe en premier lieu. Cette perspective de plus de trente années est ici clarifiée par une interprétation homogène, enregistrée sur moins d’un mois par un orchestre à la sensibilité très efficacement affutée par Tito Ceccherini, l’un des meilleurs si ce n’est le meilleur spécialiste actuel du compositeur.
Autre constante, le naturalisme physiologique qui traverse les oeuvres. D’un côté, la musique du souffle, du bruissement continu, du flux sanguin: celle sdes ‘Variazioni’ avec un violoncelle soliste, tout en harmoniques, qui se démarque rarement de l’orchestre. Ou encore celle du ‘Frammento e adagio’ où le jeu du la flûte dans l’embouchure couverte, sans hauteurs déterminées, cède la place aux intonations fuyantes puis aux sons détimbrés se diffractant en multiphoniques, autant d’occasions d’apprécier la belle maîtrise de Mario Caroli (...)”